Bloody Nanesse ou fraîcheur de tomates au pèkèt
Publié le 6 Septembre 2012
Bloody Nanesse
Le bloody Mary aurait été inventé au Harry’s bar de Paris aux environs de 1920
On comprend très vite le mot « bloody » lorsque l’on a le cocktail sous les yeux, le jus de tomate additionné à la vodka ainsi que d’autres ingrédients donne très vite une vision ensanglantée du cocktail.
Et Mary me direz vous ? La légende lui prête trois versions :
1) Ernest Hemingway craignait les foudres de son épouse, Mary Welsh, lorsqu’il abusait de l’alcool à un point tel qu’il la surnommait « Bloody Mary ». Ce cocktail aurait été inventé pour E. Hemingway car il aurait demandé un cocktail alcoolisé qui ne sentait pas l’alcool !
2) Pour certains, le nom viendrait de la sanguinaire Marie Tudor, fille d’Henry VIII, appelée Bloody Mary à cause de la politique de persécution envers les protestants
3) Pour d’autres, Mary Read, seule pirate(sse) reconnue historiquement et réputée pour ses combats sanglants seraient à l’origine du nom de ce cocktail !
Mais bon, Mary nous entraîne assez loin de Nanesse. Connaissez-vous Nanesse, la femme de Tchantchès ? Non ?
Moins dans la lumière que son illustre époux, je vous invite à cliquer ICI pour découvrir un peu de leur légende liée de très près à la République Libre d’Outremeuse
Vous découvrirez la suite du texte de l’excellent Jean Bosly
« Tchantchès, d'après une tradition locale émaillée de bien naïfs anachronismes, est né à Liège, de façon miraculeuse, le 25 août 760 : il vint au monde entre deux pavés du quartier d'Outre- Meuse, actuellement République Libre d'Outre-Meuse. Les braves gens qui le trouvèrent furent merveilleusement étonnés de l'entendre chanter, dès son entrée dans la vie: "Allons, la mère Gaspard, encore un verre !". C'était un bébé joufflu, goulu, riant sans cesse; toutefois, il boudait à la seule vue de l'eau; pour le rendre tout à fait aimable, son père adoptif lui faisait sucer un biscuit trempé dans du pèkèt… cliquez ICI pour connaître la suite
C’est à Nanesse que j’ai voulu rendre hommage en créant cette petite entrée bien fraîche à déguster après un pèkèt ou deux !
Fraîcheur de tomates au pèkèt - Bavarois de céleri
Marché pour 4 personnes
Pour la fraîcheur de tomates
50 cl de jus de tomates "maison"
8 cl de pèkèt
Le jus d’un citron
2 gouttes de tabasco
2 feuilles de gélatine préalablement réhydratée
Sel et poivre du moulin
Mettre le jus de tomate avec les autres ingrédients (sauf gélatine) à chauffer.
Ajouter la gélatine et bien la dissoudre
Mettre en forme et refroidir rapidement afin que le jus de tomate ne « cuise » pas.
Pour le bavarois de céleri
350 gr de céleri rave
50 gr de crème fraîche
Sel de céleri
Le jus d’un demi citron
Poivre du moulin
1 feuille de gélatine réhydratée
Cuire le céleri à la vapeur. Le mixer. Mettre le jus de citron à chauffer au micro onde et y faire fondre la feuille de gélatine. L’incorporer au céleri.
Monter la crème en chantilly. Mélanger les deux appareils et mettre en forme
Dressage
A l'aide de deux emporte-pièces de taille différente, déposer un coeur de crème de céleri à l'intérieur d'un cercle de jus de tomate gélifié.
Vous ne connaissez pas encore le pèkèt ? Très prochainement, un bllet sur le sujet ...

